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Publié le par Shaya Onthemoon

À chaque pas, le crissement de la neige fraîche.

À travers les arbres tout au long du chemin, le rose du soleil couchant.

Comme il est étrange, ce sentiment de calme qui nous envahit lorsque la neige transforme tout. Les minuscules flocons atténuent l’épouvantable bruit de la technologie, des voitures, avions, génératrices et autres machines « modernes ».

Tap tap tap, les chats marchent avec moi dans la venelle aux loups. L’un grimpe le long des troncs dénudés par l’automne ; l’autre se frotte à mes jambes, puis va espionner à travers les murs abîmés ce qui se passe dans le grand parc à côté.

Tout en prenant des photos, je me rends soudain compte que chaque vêtement qui me protège du froid a été acheté pour une occasion différente... et je plonge dans mes souvenirs de neige.

Le pull date de la dernière fois que j’ai skié avec mes parents, il y a « fort fort longtemps »... Tous les hivers, nous allions passer une semaine dans les Alpes, tous les quatre ou avec des amis. Les ai-je jamais remerciés de ces vacances blanches ? Les journées à dévaler les pentes ou à faire ensemble de longues promenades sur les chemins ; les soirées à la patinoire ; les mains que l’on réchauffe autour du bol de chocolat...

Avec ces chaussures, j’avais marché dans la neige sur une colline en Alsace, aux côtés d’une amie chère ; le soir, nous avions royalement célébré le nouvel An avec ses parents, dans une extraordinaire bâtisse du XVIIe siècle, sous les énormes poutres du salon.

Le soir où je patinais au pied du Palais de la Culture de Varsovie, je portais ce manteau doudoune, acheté quelques jours auparavant dans un supermarché polonais...

L’hiver dernier, alors que Cherbourg connaissait une neige que l’on pensait exceptionnelle, j’avais acheté de toute urgence ce bonnet que je porte aujourd’hui...

Les arbres presque nus se détachent sur le ciel rougeoyant. Unique présence dans le parc : les moutons, et quelques chevaux, plus loin, sous un bosquet.

Il est temps de rentrer au chaud.

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