Exposition Icônes et réfugiés

Publié le par Shaya Onthemoon

Exposition Icônes et réfugiés
Exposition Icônes et réfugiés

Dans le cadre du Voyage à Nantes, le Château des ducs de Bretagne à Nantes accueille l’émouvante exposition Icônes, trésors de réfugiés, jusqu’en novembre. On y revient sur l’histoire contemporaine de la mer Égée, en particulier le tragique échange de populations ordonné par le traité de Lausanne de 1923, et la destruction de Smyrne. Les icônes présentées font partie de celles rapportées par ces réfugiés d’une autre époque – mais dont les souffrances restent vivaces dans les mémoires de leurs descendants grecs que j’ai rencontrés. Ce qui explique sans doute la solidarité dont font preuve les Grecs avec les réfugiés qui arrivent par milliers sur leurs côtes, et ce malgré l’épouvantable situation sociale et économique dans laquelle le pays est plongé depuis 2010.
L’exposition se clôt par des planches de la très belle bande dessinée Manolis, d’Allain Glykos et Antonin. Puis elle reprend, en quelque sorte, dans la cour du château, avec l’installation de Kalliopi Lemos : un bateau abandonné après avoir transporté des migrants depuis la Turquie, et sur lequel ont été accrochées des offrandes votives par les migrants. Les plaques métalliques envoient les vœux dans le vent qui balaie la cour, à la manière des moulins à prière tibétains.


L’histoire des réfugiés de 1923 n’est pas la même que celle des réfugiés de 2016 ; mais la souffrance du déracinement, de la perte de son pays et de son histoire, est la même pour tous.

Publié dans Nantes, Grèce, histoire, culture

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