Spring is coming… ou pas

Publié le par Shaya Onthemoon

Par une météo détraquée, les saisons s’enchaînent depuis deux semaines : une floraison de printemps, puis on revient en automne, avant de se croire en été au cours de la même journée. Me voici quelques jours en congés, et je voyage entre canapé – quand le vent fou fait pleuvoir des fleurs de cerisier – et chaise longue – lorsque le soleil chauffe la terrasse.

Ces heures de détente pas tout à fait prévue m’ont permis de terminer le premier tome de A Song of ice and fire, de G.R.R. Martin, tome qui correspond à la première saison de Games of throne. Comme ceux qui connaissent la série le savent, la devise de la famille Stark est « Winter is coming »… ce qui me fait dire qu’il vaudrait mieux que nous arrêtions de lire et de regarder cette série, parce que vu la météo, ce leitmotiv a certainement un réel pouvoir sur les éléments !

J’ai également avancé dans mon « Secret », non seulement en écriture mais aussi en documentation. L’histoire se déroule en partie à Athènes, et au cours de mes recherches, j’ai trouvé ce documentaire sur un univers qui me fascine, celui du « street art » :

 

http://vimeo.com/55286729

 

Pour le moment, je n’ai pas évoqué le street art dans mon roman, mais quelque chose me dit que… Parce que le printemps n’est pas seulement une saison, c’est aussi un espoir. Et en cette période de trouble dans nombre de pays, le printemps est plus qu’attendu. Certains le provoquent, mais en Europe nous n’en sommes pas encore là.

 

Extrait des dernières pages écrites du Secret :

« Eleftheria était bien en peine de savoir ce qui allait lui arriver. Elle n’arrivait pas à se projeter : elle était collée au présent. Impuissante à voyager dans le temps. Impuissante à envisager autre chose que ce qu’elle voyait, là, dehors, au-delà des abords vides et plats qui entouraient l’aéroport. Incapable d’imaginer d’où provenait la fumée grise qui cachait le haut des collines et tachait les plaques de neige.

« Ils ont fini par tout couper, les connards », grommela le traqueur.

« Quoi ?

— Les arbres. Regardez, il ne reste rien. Ils ont tout coupé. C’est ça qui brûle.

— Il fait froid.

— Et cet été, ils pleureront parce qu’ils sont inondés. Levez-vous, on y va. »

Ils étaient les derniers passagers à prendre la passerelle. Le traqueur l’entraîna à travers les grands couloirs immaculés au pas de course.

« Ne vous en faites pas, vos bagages seront là », lui dit-il en ouvrant la porte d’un bureau.

Les trois traqueurs, deux hommes et une femme, assis autour d’une vieille table décolorée les saluèrent d’un signe de tête ; ils discutaient tranquillement. La femme faisait rouler entre ses doigts les perles d’un komboloï. »

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